Journée d’étude dans le cadre des colloques jazz de Monségur organisés par :
Le Festival « Les 24 Heures du Swing » Le Collège Éléonore de Provence de Monségur & L’Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3
Autour de la projection exceptionnelle du film de Louis Panassié, « L’Aventure du jazz », la table ronde a réuni M. Louis Panassié (réalisateur), M. Stephan Oliva (pianiste, compositeur musique de films), M. Frank Cassenti (réalisateur), Fabien Ruiz (tap dancer, collectionneur de films rares sur le jazz), Jean-Marc Birraux (réalisateur), Mme Maïalen Lafite, Service Culturel Université Bordeaux 3, (M. Laurent Verdeaux, assistant, musicien et auteur du livre Jazz-jazz, était excusé, ainsi que M. Xavier Daverat, Université Bordeaux 4).
Cette journée d’étude a été un vif succès, tant par la présence du public aux deux séances du film et à la table ronde, que par la qualité des discussions. Cette journée a été marquée par la décision de faire un livre aux Presses Universitaires de Bordeaux sur « filmer le jazz ».
Table ronde avec: de gauche à droite : Stephan Oliva, Jean-Marc Birraux, Fabien Ruiz, Frank Cassenti, Maïalen Lafite, Louis Panassié.
Que s’est-il passé le mardi 14 avril 2009 au cinéma Utopia à Bordeaux ?
14 H 30 : 1ère projection de « L’Aventure du jazz » (durée 3h, pause comprise) 17 H 30 à 19 H : Table ronde : « Filmer le jazz » 20 H 30 : 2nde projection de « L’Aventure du jazz »
La dernière projection à Bordeaux de L’Aventure du jazz de Louis et Claudine Panassié remonte à mars 1971, au cinéma Le Capitole, aujourd’hui disparu.
Trente-huit ans plus tard, les 24 Heures du Swing de Monségur, le Service culturel de l’Université Bordeaux 3 Michel de Montaigne, et le collège Éléonore de Provence proposent de découvrir ce film dans le cadre de la journée d’étude« Filmer le jazz ».
Le cinéma Utopia a décidé de dédier sa plus grande salle à cet événement exceptionnel.
« L’Aventure du jazz » est un film rare en raison du caractère unique de son mode de projection qui tient du spectacle vivant. Vous verrez ce film en présence du réalisateur qui assure l’image et règle le son en salle, comme pour un concert amplifié. C’est du « cinéma live ». Une tentative filmique originale qui vise à la fois à s’approcher au plus près de l’esprit du jazz comme musique de l’instant tout en servant au mieux l’œuvre musicale par le soin apporté à l’image et au son.
Ce film échappe aux circuits commerciaux traditionnels.
En cela également « L’Aventure du jazz » est un film exceptionnel car il s’agit d’un choix initial et pleinement assumé dès l’origine du tournage : un contrat d’amitié « non-commercial » passé entre le réalisateur et les musiciens (Duke Ellington, Louis Armstrong, Lionel Hampton, John Lee Hooker, Jo Jones, etc.) fait qu’ils acceptèrent de jouer devant les caméras contre la promesse d’une non-exploitation commerciale.
« L’Aventure du jazz », c’est aussi une brèche active et militante dans la politique ségrégationniste et raciste aux États Unis. Le film provient d’une époque où le fait d’envisager l’élection d’un Obama relevait de la science fiction :
« En 1949 Hugues et Madeleine sont venus me rejoindre à la Nouvelle Orléans où j’étais le « roi des Zoulous » [dit Louis Armstrong dans le film]. Ils m’ont suivi en tournée dans les États du Sud. Des Blancs et des Noirs voyageant ensemble, on n’avait jamais vu ça. Mais Hugues et Madeleine s’en fichaient. Ce qu’ils voulaient c’était être avec nous. Dans l’État du Mississipi ils sont montés avec nous sur l’estrade. Nous avons eu peur : des Blancs au milieu d’un orchestre noir ! Mais ils l’ont fait. (…). »
Nous espérons pouvoir de nouveau proposer au public ce film extraordinaire, en présence de M. Louis Panassié. Pourquoi pas à Monségur, lors d’une édition du festival…
"L’AVENTURE DU JAZZ"
Un film de Louis Panassié
"L’aventure du Jazz"La dernière projection à Bordeaux de L’Aventure du jazz de Louis et Claudine Panassié remonte à mars 1971, au cinéma Le Capitole, aujourd’hui disparu.Trente-huit ans plus tard, les 24 Heures du Swing de Monségur, le Service culturel de l’Université Bordeaux 3 Michel de Montaigne, et le collège Éléonore de Provence proposent de découvrir ce film dans le cadre de la journée d’étude« Filmer le jazz ».Le cinéma Utopia a décidé de dédier sa plus grande salle à cet événement exceptionnel.« L’Aventure du jazz » est un film rare en raison du caractère unique de son mode de projection qui tient du spectacle vivant. Vous verrez ce film en présence du réalisateur qui assure l’image et règle le son en salle, comme pour un concert amplifié. C’est du « cinéma live ». Une tentative filmique originale qui vise à la fois à s’approcher au plus près de l’esprit du jazz comme musique de l’instant tout en servant au mieux l’œuvre musicale par le soin apporté à l’image et au son.Ce film échappe aux circuits commerciaux traditionnels.En cela également « L’Aventure du jazz » est un film exceptionnel car il s’agit d’un choix initial et pleinement assumé dès l’origine du tournage : un contrat d’amitié « non-commercial » passé entre le réalisateur et les musiciens (Duke Ellington, Louis Armstrong, Lionel Hampton, John Lee Hooker, Jo Jones, etc.) fait qu’ils acceptèrent de jouer devant les caméras contre la promesse d’une non-exploitation commerciale.« L’Aventure du jazz », c’est aussi une brèche active et militante dans la politique ségrégationniste et raciste aux États Unis. Le film provient d’une époque où le fait d’envisager l’élection d’un Obama relevait de la science fiction :« En 1949 Hugues et Madeleine sont venus me rejoindre à la Nouvelle Orléans où j’étais le « roi des Zoulous » [dit Louis Armstrong dans le film]. Ils m’ont suivi en tournée dans les États du Sud. Des Blancs et des Noirs voyageant ensemble, on n’avait jamais vu ça. Mais Hugues et Madeleine s’en fichaient. Ce qu’ils voulaient c’était être avec nous. Dans l’État du Mississipi ils sont montés avec nous sur l’estrade. Nous avons eu peur : des Blancs au milieu d’un orchestre noir ! Mais ils l’ont fait. (…). »Nous espérons pouvoir de nouveau proposer au public ce film extraordinaire, en présence de M. Louis Panassié. Pourquoi pas à Monségur, lors d’une édition du festival…